Peuplade à nue

« Tu pénètres [avec un regard suspicieux] dans un tunnel. Tu traverses des zones « feuillues », des feuilles incongrues et pénétrantes. Tu dégaines alors ton armes qui te servira à y voir plus clair, à te frayer un passage. Ta gouge, c’est ta machette, tu donnes des coups à gauche et à droite. Tu te perds, retrouves ton chemin et avances à petits pas. Marche arrière, tu viens de trébucher. C’est un homme, il voudrait communiquer avec toi mis tu n’entends qu’un borborygme rythmé « binunu vivila dubilibaloda, bigadi; tagiyu, bimwam ». Tu t’excuses [d’un geste incompréhensible], filant droit devant toi. Tu te retournes, deux ou trois fois, admirant la simplicité déconcertante de semer quelqu’un. La lumière devient écrasante, le ciel se couvre [tes sourcils se froncent], la nuit tombe. Un aplat de couleur envahit l’espace. »

Auto-edition
Xylogravure imprimée en 20 exemplaires à l’atelier grizzly
14x21cm (format ouvert: 56x42cm)